22 janvier 2018
cedalu77

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Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood

Le-complexe-d-Eden-Bellwether

 

Résumé :

Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…
Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.
L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.

Mon avis :

Cela faisait des années que j’entendais parler de ce roman, je recherchais une lecture similaire au roman que l’on qualifie souvent de chef d’oeuvre « Le maitre des illusions » de Donna Tartt.

J’avais été emerveillée par la force et l’ambiance de ce livre et je voulais être aussi embarquée par celui de Benjamin Wood, je peux vous dire que oui l’auteur a réussit son pari, bien que sur certains points j’ai tout de même été surprise et moins séduite que par Donna Tartt mais pour un premier roman cela reste du grand art !

Nous plongeons dans un univers de folie, un savant mélange de musicothérapie et de pensées littéraires, les personnages sont souvent borderline et nous retrouvons avec délice les codes de la littérature américaine.

La jeunesse de Cambridge partageant sa culture avec le commun des mortels cela ne fait jamais bon ménage ….

L’auteur a réussit à me faire douter des véritables pensées de chaques protagonistes, nous suivons Oscar un jeune aide-soignant qui se retrouve propulsé malgré lui dans les affres de la haute bourgeoisie au coté d’Iris et de son frère Eden; un jeune virtuose obsédé par son égocentrisme.

La musique a t’elle vraiment un pouvoir de guérison ?

Apaise-t-elle vraiment les esprits ?

En lisant ce livre vous allez pouvoir determiner quel est votre degré de rationalisme, tout au long du roman j’ai voulu y croire, Benjamin Wood nous entraine dans une quête au travers les croyances médicinales et irrationnelles.

Oscar notre jeune aide soignant  a été plusieurs fois emmené sur un terrain glissant au travers la beauté de la musique baroque et les jardins de la faculté, les comparses d’Eden et d’Iris lui ont souvent facilité la tache mais l’issue sera t-elle favorable ?

Heureusement sur son chemin le jeune garcon a pour ami l’imminent Herbert Crest qui lui ouvre les portes de la psychanalyse ce qui lui permettra de mieux comprendre la personnalité pervers et narcissique d’Eden…

Dans une ambiance sombre et musicale, pesante et lourde, gothique à souhait, cette histoire va vous hypnotiser, vous remuer.

Pour moi le malaise est toujours présent, les vibrations de l’orgue sous les pieds, les questionnements toujours en suspens…..

Citations :

J’ai beaucoup écrit sur l’espoir. Ma théorie est que l’espoir est une forme de folie. Une folie bénigne, certes, mais une folie tout de même. En tant que superstition irrationnelle, miroirs brisés et compagnie, l’espoir ne se fonde sur aucune espèce de logique, ce n’est qu’un optimisme débridé dont le seul fondement est la foi en des phénomènes qui échappent à notre contrôle.

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Benjamin Wood est né en 1981 en Angleterre. Son premier roman, Le Complexe d’Eden Bellwether (Zulma, 2014), a été récompensé par de nombreux prix en France et outre-manche. L’Écliptique parait en 2017 aux Éditions Robert Laffont. Il vit aujourd’hui à Londres.

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