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10 avril 2018
cedalu77

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Golem le tueur de Londres de Peter Ackroyd

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Résumé :

Londres, 1880. Huit ans avant que Jack l’E ventreur sé visse à Whitechapel, la peur avait un autre nom…
Alors que les corps de deux prostituées ont été dé couverts dans le quartier voisin de Limehouse, la rumeur se ré pand qu’un Golem, figure mythique de la tradition hébraïque, erre dans les rues de la ville en quê te de nouvelles victimes.
Ce qui n’empêche pas une troupe de thé a tre de continuer à se produire dans les cabarets. Parmi les comé diens, Elizabeth et Dan Leno, adepte du travestissement.
Lors d’un spectacle, John Cree, bourgeois é rudit et é crivain insatisfait, tombe sous le charme d’Elizabeth, qu’il épouse. Quelque temps plus tard, on retrouve le corps sans vie de John. Son journal intime révè le qu’il serait le mystérieux Golem. Mais sa femme semble, elle aussi, dissimuler bien des secrets…

Ce roman a été adapté à l’écran par le ré alisateur Juan Carlos Medina, avec Olivia Cooke et Bill Nighy. Un film qui a reç u le Prix du jury du festival du film policier de Beaune en mars 2017.

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Jack l’Éventreur (en anglais Jack the Ripper) est le surnom donné à un tueur en série ayant sévi dans le district londonien de Whitechapel en 1888. L’affaire à laquelle le personnage est lié, depuis l’époque de son déroulement jusqu’à aujourd’hui, a donné lieu à maintes hypothèses et inspiré bon nombre d’œuvres en tous genres, lui conférant un statut de mythe moderne.
Le nom du tueur, dont l’identité est toujours inconnue, apparut pour la première fois dans la lettre « Dear Boss », reçue en septembre 1888 par une agence de presse. Elle fut largement mentionnée dans les journaux de l’époque parce que son auteur s’y accusait des meurtres et signait « Jack the Ripper ». La police et les journaux reçurent de nombreuses lettres liées à l’affaire. La couverture médiatique de l’affaire finit par être internationale, lui assurant une notoriété durable.
En septembre et octobre 1888, des rumeurs plus persistantes laissèrent croire que plusieurs assassinats dans Whitechapel étaient reliés ; cependant, seuls cinq sont imputables à Jack l’Éventreur : ceux de Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Parce que ces meurtres présentent plusieurs similitudes, ils sont qualifiés de « canoniques ». Le tueur aurait surtout agressé des prostituées vivant dans les bas-fonds de Londres. Elles eurent la gorge tranchée avant de subir des mutilations abdominales. L’extirpation d’organes internes d’au moins trois victimes a conduit à l’hypothèse que le meurtrier maîtrisait des notions d’anatomie ou de chirurgie. Cette hypothèse sembla confirmée lorsqu’un membre du Whitechapel Vigilance Committee (« Comité des vigiles de Whitechapel ») reçut, en octobre 1888, la lettre « From Hell »accompagnée de la moitié d’un rein ayant peut-être appartenu à l’une des victimes.
Les légendes entourant l’affaire s’inspirent d’études historiques approfondies, du folklore et de la pseudohistoire. Le terme ripperology — ce qui pourrait se traduire par « éventrologie » — fut créé pour désigner l’ensemble des études concernant Jack l’Éventreur et ses victimes. avis : 

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé et vous ?

1880, Londres, les meurtres de prostituées s’enchaînent, on soupçonne le Golem, mais qui est-il ?

D’où vient-il ?

Superstition ?

Mythe ?

Pâle copie d’un serial Killer de l’ouest Londonien ?

Les personnages principaux : Elizabeth Cree et John cree, qui sont-ils ?

Elle, fille d’une modeste femme qui vendait ses charmes par le passé et qui a la fin de sa vie s’est repenti pour finir repriseuse de fils de pêche,

Lui écrivain à ses heures perdues, fils de bonne famille mais ayant beaucoup de choses à démontrer ou à cacher.

Le personnage qui m’a le plus surpris ici est le célèbre Karl Marx mais que faisait ce cher monsieur dans un récit comme celui-ci ….

Bien sur si vous me connaissez, c’est surtout le décor que j’ai adoré, Londres et ses ruelles sombres et glauques, son atmosphère mystérieuse, froide et austère m’a fait frissonner, l’auteur commence tout de même son récit par l’exécution d’une jeune femme, j’étais tout de suite plongée dans une ambiance assez morbide.

Au fur et à mesure l’odeur du sang était de plus en plus présente dans ce récit; glaçant le lecteur à coup de scalpel et d’arsenic ….

Pour les amateurs d’enquête victorienne je vous conseille ce roman ou la psychologie des personnages est très bien maîtrisée, la mythologie de Jack l’éventreur bien développée et surtout vous vous régalerez de l’ambiance musicale un brin gothique pour les assoiffés du genre.

Merci Mylène

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Peter Ackroyd, né à East Acton (Londres) le 5 octobre 1949, est un écrivain, romancier, essayiste et critique littéraire britannique. Lauréat de la Royal Society of Literature en 1984, il est l’auteur de plusieurs best-sellers, parmi lesquels son ouvrage sur Londres, paru en 2000. Il est également l’auteur de livres pour enfants et de documentaires télévisés.

Peter Ackroyd lisait les journaux dès l’âge de 5 ans, et à 9 ans il écrivit une pièce sur Guy Fawkes. Très jeune, aussi, il découvrit son homosexualité.
Après des études à l’école de St Benedict, à Ealing, puis au Clare College, il obtint une bourse pour l’université Yale, aux États-Unis.
De 1973 à 1977, il fut critique littéraire au magazine The Spectator, dont il devint rédacteur en chef adjoint en 1978.
Sélectionné pour le Booker Prize en 1987, il obtint le James Tait Black Memorial Prize en 1998 pour sa biographie de Thomas More.

• Le Golem
• Dickens
• Chaucer
• Shakespeare
• L’Architecte assassin [titre original : Hawksmoor], éd. Le Promeneur, 1990
• Premières Lueurs, éd. Le Promeneur, 1992
• La Mélodie d’Albion, Gallimard, coll. « Le Promeneur », 1993
• La Maison du docteur Dee, Gallimard, coll. « Le Promeneur », 1996
• Le golem de Londres [titre original :Dan Leno and the Limehouse Golem – 1994 (autre titre : The Trial of Elizabeth Cree)], Robert Laffont, Pavillons 1996
• Le Testament d’Oscar Wilde
• Londres, la biographie, Stock, 2003
• La Mélodie d’Albion, traduit par Bernard Turle, R. Laffont, coll. « Bibliothèque Pavillons », 2005
• William et Cie [titre original : The Lambs of London], traduit par Bernard Turle, ed. Philippe Rey, 2006
• La Chute de Troie, traduit par Bernard Turle, ed. Philippe Rey, 2008
• Edgar Allan Poe : Une vie coupée court [titre original : Poe: A life cut short], traduit par Bernard Turle, ed. Philippe Rey, 2010
• Les Carnets de Victor Frankenstein [titre original : The Casebook of Victor Frankenstein], traduit par Bernard Turle, ed. Philippe Rey, 2011
• Trois frères [titre original : Three Brothers], traduit par Bernard Turle, ed. Philippe Rey, 2015
• Charlie Chaplin, traduit par Bernard Turle, ed. Philippe Rey, 20161
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22 janvier 2018
cedalu77

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Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood

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Résumé :

Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…
Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.
L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.

Mon avis :

Cela faisait des années que j’entendais parler de ce roman, je recherchais une lecture similaire au roman que l’on qualifie souvent de chef d’oeuvre « Le maitre des illusions » de Donna Tartt.

J’avais été emerveillée par la force et l’ambiance de ce livre et je voulais être aussi embarquée par celui de Benjamin Wood, je peux vous dire que oui l’auteur a réussit son pari, bien que sur certains points j’ai tout de même été surprise et moins séduite que par Donna Tartt mais pour un premier roman cela reste du grand art !

Nous plongeons dans un univers de folie, un savant mélange de musicothérapie et de pensées littéraires, les personnages sont souvent borderline et nous retrouvons avec délice les codes de la littérature américaine.

La jeunesse de Cambridge partageant sa culture avec le commun des mortels cela ne fait jamais bon ménage ….

L’auteur a réussit à me faire douter des véritables pensées de chaques protagonistes, nous suivons Oscar un jeune aide-soignant qui se retrouve propulsé malgré lui dans les affres de la haute bourgeoisie au coté d’Iris et de son frère Eden; un jeune virtuose obsédé par son égocentrisme.

La musique a t’elle vraiment un pouvoir de guérison ?

Apaise-t-elle vraiment les esprits ?

En lisant ce livre vous allez pouvoir determiner quel est votre degré de rationalisme, tout au long du roman j’ai voulu y croire, Benjamin Wood nous entraine dans une quête au travers les croyances médicinales et irrationnelles.

Oscar notre jeune aide soignant  a été plusieurs fois emmené sur un terrain glissant au travers la beauté de la musique baroque et les jardins de la faculté, les comparses d’Eden et d’Iris lui ont souvent facilité la tache mais l’issue sera t-elle favorable ?

Heureusement sur son chemin le jeune garcon a pour ami l’imminent Herbert Crest qui lui ouvre les portes de la psychanalyse ce qui lui permettra de mieux comprendre la personnalité pervers et narcissique d’Eden…

Dans une ambiance sombre et musicale, pesante et lourde, gothique à souhait, cette histoire va vous hypnotiser, vous remuer.

Pour moi le malaise est toujours présent, les vibrations de l’orgue sous les pieds, les questionnements toujours en suspens…..

Citations :

J’ai beaucoup écrit sur l’espoir. Ma théorie est que l’espoir est une forme de folie. Une folie bénigne, certes, mais une folie tout de même. En tant que superstition irrationnelle, miroirs brisés et compagnie, l’espoir ne se fonde sur aucune espèce de logique, ce n’est qu’un optimisme débridé dont le seul fondement est la foi en des phénomènes qui échappent à notre contrôle.

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Benjamin Wood est né en 1981 en Angleterre. Son premier roman, Le Complexe d’Eden Bellwether (Zulma, 2014), a été récompensé par de nombreux prix en France et outre-manche. L’Écliptique parait en 2017 aux Éditions Robert Laffont. Il vit aujourd’hui à Londres.

15 novembre 2017
cedalu77

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Le démonologue d’Andrew Pyper

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Résumé :

Le professeur David Ullman est considéré comme le spécialiste mondial de la littérature satanique, notamment grâce à la thèse qu’il a consacrée au Paradis perdu de Milton. Pourtant David, à l’inverse du poète, est loin de croire que notre terre est peuplée de millions d’âmes errantes, invisibles du commun des mortels.
Un jour, il est invité à Venise pour y attester d’un « phénomène » surnaturel. D’abord réticent, il cède finalement et s’y rend en compagnie de Tess, sa fille de douze ans.
Sur place, les manifestations paranormales dont il est le témoin font vaciller ses certitudes cartésiennes. Avec pour point d’orgue la disparition de sa fille. Sous ses yeux, Tess saute dans les eaux du Grand Canal, mais jamais ne réapparaîtra…
Il n’aura dès lors qu’une obsession : la retrouver. Mais tous ceux qu’il croise désormais semblent n’avoir guère plus de consistance que les âmes errantes que décrivait Milton…
Et s’il s’agissait de l’œuvre du Diable en personne ?

 

Mon avis :

Merci à Myléne qui m’a envoyé ce livre, depuis un moment je le voyais passer sur la blogosphère et il m’intriguait énormément.

Ce livre est tout simplement différent.

Pourquoi ?

Nous allons suivre David Ullman, professeur de mythologie à l’université, spécialiste mondiale de littérature satanique reconnu pour sa thèse rédigée sur le Paradis perdu de Milton :

 

 

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Résumé :

Satan, l’ange déchu, vient d’être vaincu par les armées divines. Avec son armée, il s’apprête à relancer une attaque contre le Ciel lorsqu’il entend parler d’une prophétie : une nouvelle espèce de créatures doit être formée par le Ciel.

Il décide alors de partir seul en expédition. Sorti de l’enfer, il s’aventure dans le paradis, et trouve le nouveau monde. Après avoir facilement dupé l’ange Uriel en changeant d’apparence, il s’introduit dans le paradis et découvre Adam et Ève. Dieu l’apprend, mais décide de ne rien faire : il a créé l’homme libre, et lui accordera sa grâce quoi qu’il arrive… si toutefois il respecte la justice divine. Son Fils, trouvant le jugement sévère, supplie son Père de prendre sur lui les péchés des hommes, ce à quoi celui-ci consent.

Après quelques doutes, Satan met au point un plan pour nuire à Dieu et à l’Homme : ayant appris que Dieu interdisait aux humains de manger les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il essaye, en songe, de tenter Ève. Mais sans le vouloir, il réveille aussi Adam, qui le chasse. Dieu envoie alors un ange pour les mettre en garde, et les informer sur leur ennemi, afin qu’ils n’aient aucune excuse.

Plus tard, Satan revient à la charge : il profite du fait qu’Ève se soit éloignée d’Adam pour la récolte, et, prenant la forme d’un serpent, il la tente à nouveau et lui propose le fruit de l’arbre défendu, avec succès. Ève va alors raconter son aventure à Adam, et lui propose d’y goûter lui aussi, ce à quoi celui-ci finit par céder, par amour. Sitôt Dieu informé, il déclare qu’ils seront chassés du paradis, et Satan et ses compagnons transformés en serpents. Le Fils, les prenant en pitié, les recouvre.

Malgré cela, Adam voit ce qu’il a perdu, et désespère avec Ève. Dieu envoie alors à nouveau un ange pour montrer à Adam l’avenir de sa descendance jusqu’au déluge. Ce dernier, grandement rassuré, se laisse alors conduire par l’ange Michel avec Ève hors du Paradis. L’épée flamboyante tombe derrière eux, et les chérubins y prennent place pour garder le lieu désormais interdit.

Milton commença vraiment à écrire Le Paradis Perdu à partir de 1658, en dictant ses vers à un copiste.

En effet, la prouesse de ce travail réside dans le fait que l’auteur avait perdu la vue quelques années avant, l’obligeant à composer le poème « de tête ».

Cependant, l’idée d’un poème épique avait germé bien plus tôt dans son esprit: dans sa jeunesse, il avait déclaré qu’il serait un jour l’auteur d’une grande épopée consacrée à la gloire de l’Angleterre.

Mais 30 ans plus tard, au lieu du poème qui aurait relaté les prouesses du roi Arthur, les lecteurs découvrirent un récit narrant la chute de Satan et de l’Homme, l’action prenant place en Enfer, au Paradis et dans le jardin d’Eden. Pas de trace, donc, de l’Angleterre. Ni de la conception contemporaine et traditionnelle du héros, d’ailleurs4.

La naissance de l’histoire en elle-même peut-être située dans les années 1640, la preuve réside dans son carnet de notes5 où il crayonne d’abord une liste de personnages comme celle d’une pièce de théâtre, avant d’ébaucher une première introduction où Moïse aurait été le sujet du premier chapitre.

 

 

Si comme moi vous vous intéressez de prés ou de loin à la mythologie ou au commencement de l’humanité, vous avez déjà entendu parler de ce poème !

Vous n’aurez alors pas de mal à comprendre dans quel état d’esprit se trouve notre personnage principal, lui même septique il n’a aucune attache dans le monde présent, un mariage bancal avec Diane, un mal être depuis l’adolescence, une seule source de lumière; sa fille Tess qui malheureusement est aussi morose que lui.

Une ambiance noire et pesante s’empare du roman comme l’illustre à la perfection ce vers qui est le plus connu de l’oeuvre de Milton :

« Mieux vaut régner en enfer que servir au paradis » (Livre I, p. 263-264 dans la traduction de Chateaubriand).

Et l’enfer croyez moi vous allez l’apercevoir et même le ressentir à plusieurs reprises, moi qui suis friande de ce genre littéraire je n’ai pas été déçue, des démons, des apparitions, des impressions et des sensations fortes vous allez en avoir…

J’ai tout de même eu des doutes quant a la santé mentale de David,

Est-ce une illusion ? Une maladie mentale ? Une prémonition ?

Oui car par une journée totalement banale en apparence, une mystérieuse femme propose une grosse somme d’argent à David afin qu’il se rende a Venise pour enquêter !

Il decide de partir avec Tess, et c’est le début du véritable cauchemar !

Notre professeur va devoir faire face à la disparition de sa fille, au travers le deuil de la petite il va revivre celui de ses proches et le mal dans toute sa splendeur va prendre le dessus.

Retrouver son enfant va être la raison de vivre de David et je n’ai pu que le comprendre.

Son ami et âme soeur Elaine va tenter de le rejoindre dans ses recherches malgré son état fébrile elle possède une force de caractère énorme et une empathie à toute épreuve, j’ai adoré son personnage que j’ai qualifié d’ange gardien !

L’auteur a réalisé beaucoup de recherches sur le sujet, j’ai principalement aimé ce roman pour cette raison, certains peuvent y être totalement hermétique mais nous ne pouvons qu’admirer son travail.

Une ambiance noire, poisseuse et très sombre nous envahit tout au long du roman, certes les amateurs de frissons ne seront peut être pas servis mais la sensation de malaise est vraiment présente; le malin est dans chacun d’entre nous .

Méfiez sous la forme d’une belle jeune femme, d’une personne âgée ou d’un enfant aux joues roses se cachent peut-être…..

Alors et vous plutôt anges ou démons ?

 

andrewpyperbwNationalité : Canada
Né(e) à : Stratford (Ontario) , 1968

Biographie :

Andrew Pyper est diplômé en littérature anglaise (Université McGill de Montréal) et en droit (Université de Toronto).

Ses quatre romans sont devenus des best-sellers au Canada. Lost Girls a reçu le Prix Arthur Ellis du premier roman et est en cours d’adaptation au cinéma, tout comme Le marchand de sable va passer.

 

 

 

 

 

 

10 novembre 2017
cedalu77

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Ce que j’ai oublié de te dire de Joyce Carol Oates

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Résumé :

Ce n était pas comme si elle ne nous avait pas prévenues.
Ce n était pas comme si elle ne nous y avait pas préparées.
Nous savions que quelque chose n’allait pas ces derniers mois.
Mais Tink n’a pas vraiment disparu. Tink est partie et pourtant – elle est là quelque part, même si nous ne pouvons la voir.

Joyce Carol Oates est passée maître dans l’art de camper la vie secrète des adolescentes. Elle a créé un roman d’une incroyable puissance sur une amitié capable de transcender la mort.

 

Mon avis :

Merci à Anne du Livre de poche qui m’a envoyée ce roman qui me tentait beaucoup, je suis une fervente admiratrice du travail de Joyce Carol Oates que j’ai découvert avec Blondie; un roman qui retrace la vie de Maryline Monroe.

Dans cette histoire l’auteure met en avant l’adolescence, nous allons suivre un groupe de jeunes filles au sein d’un lycée privé prestigieux, mais surtout Joyce nous brosse le portrait de Tink qui n’a rien de commun avec les autres.

Cette fille à Papa comme ses camarades la nomme au début, n’est pas ordinaire, elle est fluette,excentrique, orgueilleuse, revêche et surtout solitaire.

Difficile d’approche elle ne se fait pas d’amis, jusqu’au jour ou Merissa « la parfaite » et sa bande vont s’intéresser à elle et la tout se met en place.

Tink va avoir une emprise sur chacune d’entre elles à sa manière jusque au jour de sa disparition.

Quelles sont les véritables raisons de son geste ?

Avait-elle un secret ?

La vie des autres va être chamboulée surtout celle de Merissa et de Nadia, l’emprise de Tink les emportera vers des chemins inextricables ou chacune devra trouver sa propre sortie !

Leur amie est-elle vraiment partie ?

Pourquoi a chaque étape difficile de leur vie Tink réapparaît ?

Serait-ce un songe ? Un phénomène paranormal ?

J’ai beaucoup aimé flirter avec l’irréel, Joyce Carol Oates nous offre toujours la possibilité de penser que tout cela est vrai.

Oui il est possible d’avoir un ange gardien qui peut prendre soin de nous de l’au delà, et même si cela n’est pas raisonnable on s’en fiche !

Dans ce court roman qui nous emporte dans les méandres de l’adolescence, de l’anorexie mentale, de la scarification, du divorce compliqué, des réseaux sociaux et du harcèlement il y a tout de même une lueur d’espoir l’amitié. 

Ce fragile lien qui unit les jeunes filles tellement différentes est juste magique, bravo encore une fois Joyce Carol Oates j’ai adoré ce texte bouleversant !

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Joyce Carol Oates est née le 16 juin 1938 à Lockport dans l’État de New York. C’est une femme de lettres américaine, à la fois poétesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste. Elle a également publié plusieurs romans policiers sous les pseudonymes Rosamond Smith et Lauren Kelly.

Peu de temps après l’obtention de son diplôme, elle rencontre Evelyn Schrifte, la directrice des éditions Vanguard, sur qui elle fait une forte impression. Son premier ouvrage, un recueil de nouvelles intitulé By the North Gate, est publié par cette maison en 1963.

Depuis, elle publie des romans, des essais, des nouvelles, du théâtre et de la poésie ; au total plus de soixante-dix titres.

À l’opposé de ces textes ancrés dans la réalité sociologiques américaine, l’autre versant de l’ouvre de Joyce Carol Oates use d’un réalisme magique dans des romans gothiques contemporains, où apparaissent les influences conjuguées de William Faulkner, Franz Kafka, Thomas Mann et, surtout, Flannery O’Connor, notamment la Tétralogie du Pays des merveilles, qui inclut le roman Eux (1969), lauréat du National Book Award, et dans la Saga gothique, qui s’amorce avec le roman Bellefleur (1980) et s’achève avec Maudits(2013).

Un peu à part dans l’ensemble de l’ouvre, son roman Blonde, inspiré de la vie de Marilyn Monroe et publié pratiquement dans le monde entier, lui vaut les éloges unanimes de la critique, tout comme le roman Les Chutes (2004) grâce auquel elle remporte en France le Prix Femina étranger.

Elle suscite aussi la controverse à plusieurs reprises, notamment avec son roman de littérature d’enfance et de jeunesse intitulé Sexy(2005), qui aborde de front les thèmes de l’adultère, de la pédophilie et de l’homosexualité.

Excellente nouvelliste, Oates signe aussi de courts romans, dont le plus reconnu demeure Reflets en eau trouble (1992), qui revient sur le fait divers de l’accident de Chappaquiddick.

Essayiste, elle donne des études sur les ouvres de D.H. Lawrence et Oscar Wilde et s’intéresse également à l’écriture féminine et à la boxe.

Elle a figuré deux fois parmi les finalistes du prix Nobel de littérature.

Alors qu’elle enseigne toujours la littérature à l’université de Princeton, son époux, Raymond J. Smith meurt en février 2008. Il dirigeait une revue littéraire canadienne, l’Ontario Review.

Joyce Carol Oates s’impose comme une grande dame de la littérature américaine contemporaine.

(Source : Wikipedia)

 

 

 

 

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Avec elle de Soléne Bakowski

 

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Résumé :

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

 

Mon avis :

Quand Soléne m’a proposé son roman j’étais folle de joie, j’avais pu lire :

Un sac : ENORME COUP DE COEUR

 

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Plébiscité par plus de 15 000 lecteurs !

« Un roman sombre sur le destin sanglant d’une jeune fille à la dérive. » Direct Matin

Oserez-vous regarder dans le sac ?

En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.

Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n’imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup.

Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?

« Un véritable coup de cœur. Ou plutôt un coup de poignard. » Les lectures de Bibliophile

 

Mais aussi :

Une bonne intention : ENORME COUP DE COEUR

 

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Résumé :

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.

 

Je savais qu’elle travaillait depuis un certain temps sur un nouveau projet mais celui-ci m’a fortement étonné !

Un roman à 4 mains, oui vous ne rêvez pas !

En plus Soléne ne s’est pas moquée de nous, sa comparse se nomme Amelie Antoine, une auteure qui a prouvé son talent à plusieurs reprises au travers sa plume addictive et sensible.

A la lecture des romans nous pouvons percevoir la grande complicité de ses deux grandes auteures mais aussi une complémentarité, la plume de Soléne est douce, sombre et poétique tout en subtilité, celle d’Amélie est pétillante, vive et lumineuse.

Au travers cette nouvelle histoire nous allons découvrir la vie d’une famille en apparence heureuse, des parents équilibrés, de jolies jumelles de 6 ans toutes mignonnes et pomponnées, je vous avoue ce début a piqué mon intérêt car les romans de Soléne ne commencent jamais de cette façon !

Mais je savais bien que cette ballade à l’eau de rose ne durerait pas connaissant l’auteure, j’ai été fascinée par la fusion gémellaire de Jessica et Coline malgré leur ressemblance flagrante, leur complicité, leur similitude on ne s’y trompe pas elles sont très différentes !

Jessica est une petite peste , oui vous comprendrez que je n’ai pas vraiment accroché à la personnalité de cette jumelle précieuse, manipulatrice et j’en passe…

Par contre j’ai adoré Coline bien qu’effacée et souvent maladroite, cette jeune fille est forte et courageuse et se fait souvent le souffre douleur de sa soeur un tantinet despotique mais qu’elle adore.

Comme vous l’aurez compris Jessica n’a qu’une envie être unique et revendique son autonomie, pour Coline c’est vraiment l’inverse elle ne souhaite qu’une chose le bonheur de sa famille et surtout celui de sa soeur.

Assez parlé des fillettes, je vais essayer de développer le comportement de la pauvre mère qui se sent dépassée par le travail que demande des jumelles mais aussi malheureusement son couple qui bat de l’aile.

Son role de « super maman » ne lui suffit plus, elle ne se sent plus femme, elle se sent de plus en plus accaparée par ses deux petites filles qui non seulement lui prennent toute son attention mais aussi toute l’affectation de son cher et tendre.

Cette mère j’ai pu la mépriser parfois car Soléne est vraiment très forte pour nous faire détester les mamans dans ses romans, presque à chaque fois la mère a un rôle soit de manipulatrice soit de démissionnaire et c’est souvent quelque chose qui me touche de plein fouet; comment une mére peut-elle en venir aux extrêmes ?

Comme d’habitude ce roman a soulevé beaucoup de questions chez moi, et cette fin franchement Solene tu m’as bouleversée comme d’habitude !

 

 

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Résumé :

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

 

Comme je vous l’ai dit précedemment je connaissais Amélie Antoine et sa plume au travers son roman :

Quand on n’a que l’humour : SUPERBE

 

Résumé:

Imaginez…
Vous êtes Édouard Bresson, l’humoriste préféré des Français.
Le moindre de vos spectacles se joue à guichets fermés, tout le monde vous adule et vous envie. Mais à chaque tournée, au premier rang, une place reste désespérément vide.
Et à chaque fois, votre cœur se déchire un peu plus.

Imaginez que la France entière vous aime.
La France entière, sauf votre fils, qui ne vient jamais vous applaudir.
Parce qu’il vous déteste de l’avoir négligé toute son enfance.
Parce qu’il a laissé la colère et le ressentiment le dévorer et que vous n’avez rien fait pour l’empêcher de s’éloigner.

Imaginez ce que vous feriez si, à force de toujours remettre à plus tard, vous réalisiez soudain qu’il est peut-être désormais trop tard pour rattraper vos erreurs.

Imaginez que vous ayez tout, absolument tout pour être heureux.
Sauf l’essentiel.

 

Mais celui qu’elle signe avec Soléne est vraiment très différent, il commence de la même façon qu’avec elle sauf que cette fois on y traite de la disparition de Jessica.

Pour tout vous avouer même si une disparition d’enfant est toujours dramatique j’étais plutôt contente que ce ne soit pas Coline surtout vu ce que lui avait fait subir Soléne dans l’autre roman.

Encore une fois j’ai adoré le personnage de cette petite fille douce et attentive qui tait ses sentiments pour le bien de tous et surtout pour ses parents qui sont totalement devastés par la perte de leur si jolie Jessica !

Des parents qui repliés sur leur tristesse ne parviennent pas même une seconde à se mettre à la place de leur deuxième fille.

Comment Coline va s’en sortir ?

Et qui s’en soucie ?

Je vais m’arrêter ici pour vous laisser découvrir ce magnifique projet, merci quel plaisir de vous lire mesdames, je serai au rendez vous pour les prochains ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 novembre 2017
cedalu77

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Une émotion, une sensation….

Comme certains le savent déjà je suis une grande émotive comme disent certains une fragile ou une pleureuse oui et alors.

Je vis et surtout je sens, les émotions, les odeurs, les mauvaises ondes, tous les sens sont très développés chez moi.

Je suis une olfactive des émotions de ce fait les parfums sont très importants chez moi, par exemple j’ai envie de vous parler d’une senteur particulière celle de la mer.

Avez-vous déjà eu une impression de bien être des lors que vous franchissez une frontière ou lorsque vous vous rapprochez d’un lieu qui vous est cher ?

Pour moi c’est cette odeur d’iode et le sel qui se dépose sur vos lèvres, je sais que lorsque je m’approche de ce lieu, je vais être bien, je vais pouvoir réfléchir, écrire, penser, être enfin moi même et j’ai trouvé un parfum qui me rappelle cette odeur si particulière.

C’est Do Son de Diptyque :

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Description de diptyque :

Enfant, Yves Coueslant, un des fondateurs de la Maison passait ses étés au bord de la mer, dans le pagodon qu’avait fait bâtir son père à Do Son dans la baie d’Along. Loin de la chaleur moite du grand port d’Haiphong, l’air y était plus frais. La brise marine emportait avec elle le parfum des tubéreuses, leurs senteurs enivrantes et doucement épicées qu’aimait tant sa mère.
Do Son a la délicatesse et la persistance d’un souvenir d’enfance en Indochine. Une mémoire de fleurs, entre légèreté et volupté.

Le saviez-vous ?
Sur le marché d’Haiphong, les tubéreuses, accompagnées de jasmin et d’ylang-ylang, sont enveloppées dans de grandes feuilles de canna pour les offrandes.

Collection olfactive : Florale
Matières premières : Tubéreuse, Fleur d’oranger, Jasmin
Accident olfactif : Accord marin

Comment ne pas craquer ?

Bien sur je ne suis pas une professionnelle et décrire les parfums n’est pas forcement aisé pour moi mais je suis sous le charme et comme un livre qui nous a procuré beaucoup d’émotion j’avais envie de parler de ce parfum cher à mon coeur.

Et vous quel est le parfum qui vous ressemble le plus ?